Laurent Binet est couronné pour Perspective(s) (Grasset), roman épistolaire sur l'art à Florence au XVIe siècle, et Nicolas Le Nen pour Armistice (éditions du Rocher), récit choral de la fin de la guerre d'Indochine en 1954.
« Les deux touchent à une part majeure de la vie des hommes. L'art pour l'un, la guerre pour l'autre. L'un comme l'autre révèlent les vraies natures, les quêtes personnelles », a indiqué le jury dans un communiqué. « L'œuvre de Laurent Binet est déjà reconnue, celle de Nicolas Le Nen est pour l'instant moins dans la lumière. C'est le rôle et la vocation du prix », a-t-il ajouté.
20 000 euros à partager
Le premier avait en effet été très remarqué avec HHhH, prix Goncourt du premier roman 2012. Le second, ancien général, s'est plus distingué par des essais.
Tous deux se partagent les 20 000 euros de dotation du prix, remis pour sa troisième édition à l'hôtel Armancette à Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie).
Cette récompense, l'une des mieux dotées dans la littérature française, a pour originalité de sélectionner les quatrième, cinquième ou sixième ouvrages des écrivains.